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One Team One Goal : Victory

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Chap 13 - Ep 18 | Rencontre sous haute surveillance I

 :: Chapitre 13
Mar 26 Sep - 21:16


↞ Chapitre 13 - Épisode 18 ↠
Rencontre sous haute surveillance I
Kwaïgon - Nobu - Daria
La Nissan filait sur les routes de campagne japonaises. Avec grâce et fluidité, elle avalait les kilomètres qui la séparait de la villa en haute montagne du clan Tanaka. Perchée au bord d'une falaise à pic de quelques cinq cent mètres de haut, reliée à la montagne par un unique pont de bois rouge vif, cette grande maison traditionnelle japonaise, sur sa petite terrasse montagneuse, donnait l'impression d'un ancien temple reculé du monde, isolé de tout mal. Ou en tout cas, c'est toujours cette impression qu'avait eu le coréen en allant là-bas. Un sentiment de solitude mêlée à une peur viscérale et une admiration sans borne. Il le savait, dans cette demeure, il y avait peu d'habitants. Nobu, bien sûr, y séjournait nuit et jour, ainsi que deux gardes en permanences dans les locaux. Une équipe de quatre qui tournait, toute les six heures. Une cuisinière était là en journée, un jardinier passait trois fois dans la semaine pour entretenir les deux hectares de parc qui s'étalaient derrière la demeure, et une gouvernante, qui faisait office de facteur, femme de ménage, et infirmière... Les personnes autorisées à pénétrer dans ce sanctuaire se comptait sur le doigt d'une seule main. Mais aujourd'hui était un jour spécial. Ce qui ne faisait qu'exacerber les sentiments du coréen à propos de ce lieu...

Les nuages bas, qui cachaient la vallée en dessous de la route ainsi que la maison, et le ciel de plomb au dessus d'eux, donnait au lieu un air encore plus sinistre qu'à son habitude. Heureusement, le bâtiment aux boiseries rouge vif apportait toujours autant de vie à cette montagne aux pentes acérés. Dans quelques virages, il le savait, ils déboucheraient devant le pont de bois. Ils auraient un aperçu de la maison, avant de devoir faire le tour du parc pour pouvoir rejoindre l'entrée. Avec une certaine appréhension, Kwaïgon jeta un bref regard à Daria, assise à côté de lui. La gorge serrée, il reposa les yeux sur la route. A l'intérieur de son crâne, une féroce bataille faisait rage. Avait-il fait le bon choix ? Ou était-il en train de faire la plus belle erreur de sa vie ? Il ne doutait pas quant à son désir d'épouser Yennefer. Mais il doutait de tout le reste, et en particulier de ce moment. Daria allait rencontré Nobu. Et au vue de la virulente réaction qu'elle avait eu lors de leurs propre rencontre, il avait peur pour celle-ci. Il redoutait les réactions de Daria autant que celles de Nobu. Misako lui avait dit de ne pas être inquiet... Qu'il saurait gérer, quoi qu'il se passe... Mais il en doutait sérieusement. Il soupira, en prenant le dernier virage menant à la demeure. Soudain, les nuages bas s'éclipsèrent pour laisser apparaître, en plein milieu du brouillard, comme flottant sur un nuage, la maison. En bois, de facture traditionnelle japonaise, mêlant le rouge et le beige, elle trônait à flanc de falaise, fière. Des drapeaux aux couleurs du Japon, mais aussi du clan, claquait au vent de chaque côté du pont. Une immense arche en bois rouge en marquait l'entrée. Prudemment, le coréen engagea la voiture sur le pont, évitant de regarder en bas. Avec tout les nuages de toute façon, ils n'auraient rien vu. En retrouvant la terre ferme, il vira à droite, et la maison disparu de leur champs de vision.

Ils s'enfoncèrent dans une dense forêt d'épineux avant de suivre un chemin sinueux le long d'un mur de roche avant de débouché sur un chemin plus large, encadré de cerisiers en fleur. Il ne leur fallu que quelques minutes pour arrêter la voiture dans le parking. Le coréen se gara à côté d'une jeep noire, appartenant à l'équipe de garde, avant de couper le moteur et jeter un dernier regard à Daria. Il voulu lui dire un mot, mais il en fut incapable. Un léger pincement des lèvres apparu sur son visage, qu'il aurait voulu être un sourire, avant qu'il ne sorte de la voiture.

Le vent plaquait ses vêtements contre lui et ébouriffait ses cheveux. Il ne semblait pas y avoir âme qui vive en ce lieu, mais il savait pertinemment qu'ils étaient observés depuis leur entrée sur le chemin privé grimpant dans la montagne. Il attendit Daria pour grimper avec elle jusqu'à l'entrée : une porte en bois en arc de cercle à deux battants. A peine avaient-ils gravi les quelques marches du perron de bois qu'un des battants s'ouvrait sur une petite femme vêtue d'un kimono noir, aux traits sévères. Son chignon, très serré, maintenu par deux baguettes, ne faisait qu'accentuer cet air sévère et dur. Elle s'inclina très bas devant eux, les invitant d'un geste à se déchausser. Kwaïgon répondit à son salut, avant d'abandonner ses chaussures et sa veste sur une commode de l'entrée. La gouvernante, une femme entre deux âges, les attendit avec patience, sans un mot, les yeux à demi clos et les mains jointes dans les manches de son kimono. Toujours sans un mot, elle les invita à les suivre, parcourant à petits pas rapide un long couloir au sol de bois et aux murs de papiers. Elle fini par les mener dans un vaste salon assez peu meublé. Une table basse en bois sombre, une longue console du même bois le long du mur du fond -le seul mur solide, à la chaux blanche- et des coussins moelleux tout autour de la table. Un carré, creusé à même le sol, bordé de pierres hautes, délimitait un foyer fumant. Un trépied maintenait suspendu au dessus des braises une théière en fonte. Les pans de papier et de bois donnant sur l'extérieur étaient grands ouverts mais malgré cela, le vent ne rentrait pas dans la pièce et il n'y faisait pas froid. Dans l'encadrement, le regard vers l'extérieur, se tenait un homme en kimono traditionnel bleu marine. Les bras croisés dans le dos, le regard tourné vers la montagne imposante qui se dessinait devant lui, il semblait perdu dans ses pensées. Kwaïgon s'avança de quelques pas dans la pièce mais resta respectueusement à l'entrée, observant Nobu en silence. Ce n'est que le claquement sec de la porte que la gouvernante refermait qui le sorti de ses rêveries. Il se retourna avec lenteur pour leur faire face, un léger sourire sur les lèvres. Il les considéra tout les deux un instant avant de les saluer, en s'inclinant.

N - Kwaïgon-sensei... Et... Madame Badowski. Soyez les bienvenue. Asseyez-vous, je vous en prie...

Daria était restée silencieuse pendant tout le temps du trajet, entièrement perdue dans ses pensées. Elle avait demandé au coréen que cette rencontre se déroule sans la présence de sa fille. Une condition qui souleva le mécontentement de Yennefer, mais qui dut se résoudre à l'accepter. Elle n'arrivait pas à définir son ressenti, ce n'était pas de l'inquiétude ou de l'appréhension... Elle ne connaissait même pas ce fameux Nobu, mais elle savait que son passé était rempli de démons... Et elle ne pouvait pas prévoir sa réaction face à eux.

Sa réaction fut vive quand son regard se posa enfin sur le visage du japonais, une paralysante peur s'illumina dans ses yeux. Elle était horrifiée, faisant un pas en arrière en agrippant avec une lourde angoisse le bras du coréen dont elle serrait d'une force incontrôlée. Il ne fallait pas être un fin observateur qui voit les signes et l'intensité de sa terreur. A la vive réaction de la polonaise, les deux hommes échangèrent un regard intrigué. Mais l'un comme l'autre restèrent interdit face à la situation. Nobu s'immobilisa, mains jointes devant lui, calme, et Kwaïgon laissa faire Daria, levant doucement les bras comme pour faire barrière entre elle et Nobu.

D - Non... Non... Non... Comment m'as-tu retrouvé...

Sa voix n'était qu'un murmure à peine audible... L'effroi vibrait dans l'intonation de sa voix, si les mots étaient difficiles à comprendre, l'émotion qui était bien criante. Le coréen tentant de croisé son regard, mais c'était en vain. Il prononça son prénom, dans l'espoir d'attirer son attention, mais elle semblait enfermée dans la soudaine terreur qui la paralysait.

D - Kyoshi...

Des larmes d'angoisses s'écrasaient sur ses larmes, elle était toujours agrippée au coréen, se servant littéralement de lui comme une barrière de protection entre elle et le japonais dont le visage ressemblait à son démon de jeunesse, malgré les années qui avaient marqué son visage. C'était lui... Cela ne pouvait être que lui. Cette fois, le visage de Nobu se fit déconcerté. Ses mains glissèrent pour s'étendre de chaque côté de son corps, ballant et il croisa le regard du coréen, murmurant à son tour, perdu.

N - Mon frère...

Il ne fallu pas plus au coréen pour faire un lien. Il serra les dents, s'arrachant vivement à l'emprise de Daria pour lui faire face et la prendre fermement par les épaules, faisant écran entre elle et Nobu pour pouvoir enfin capter son regard.

K - Daria ! Ce n'est pas Kyoshi. C'est son grand frère, Nobu... Je vous promets que ce n'est pas Kyoshi. Daria, regardez moi ! Ce n'est pas... Kyoshi...

Il ne pouvait pas faire grand chose de plus. Nobu, pour ne pas envenimer les choses, restait sagement en retrait, observant la scène avec calme, les bras toujours ballants...

D - Non... Non... Il sait mentir... Il est très doué pour ça... Il...

Elle s'était agrippée de nouveau au coréen, cherchant involontairement à le secouer comme si elle voulait lui faire comprendre qu'elle avait raison. Elle était prise dans une angoisse grandissante qui provoquait un comportement illogique... Cependant, dans sa terreur elle lâcha la vérité, ses secrets...

K - Non... Non Daria, c'est Nobu. Ce n'est pas Kyoshi...

Il essayait de la raisonner, en gardant un ton calme, mais au vu du regard et de l'emprise de Daria sur lui, il sentait que c'était pour l'instant peine perdue. Elle était plongée dans une telle détresse que cela lui serrait plus encore le cœur. Il sentait qu'il perdait pied face au chaos qui se peignait dans ses yeux.

D - Il a tenté de tuer Yen ! Il m'a empoisonné quand il a appris que j'étais enceinte ! Il voulait la tuer... Il voulait tuer ma fille... Il...

Elle tremblait légèrement, sa respiration était devenue chaotique à l'image de sa panique. Son regard s'était voilé, fixant avant paralysie le japonais.

K - Quoi ?

Le coréen était incrédule. Il avait du mal à comprendre. Derrière lui, Nobu se retourna avec lenteur pour se diriger vers la console basse le long du mur. Il s'agenouilla devant elle et ouvrit un tiroir, fouillant à l'intérieur avec rapidité.

D - Il a voulu me tuer... car j'ai découvert qu'il empoisonnait... J'ai dû fuir... Il a menacé toute ma famille... Il....

Sa voix se brisa... Une partie de son passé n'était que mensonge, elle a vécu dans la peur et la solitude. L'horreur vint se peindre sur le visage du coréen et sans s'en rendre compte, il desserra son emprise sur sa belle-mère. Il était surprit, mais également déconcerté. Il ne s'était pas attendu à une telle réaction et à de telles révélations. Il fixait Daria en étant incapable de dire quoi que se soit, bouleversé par ses paroles... Nobu s'approcha en douceur, tenant une photo dans sa main. Il la plaça de façon à ce que Daria puisse la voir, tout comme Kwaïgon s'il tournait un peu la tête, mais ne s'approcha pas trop prêt d'eux, respectueux. Il s'adressa à Daria avec calme, mais une certaine fermeté dans la voix.

N - Regardez. Regardez cette photo. Elle a été prise il y a une vingtaine d'année... Il y a mon frère, mon père et moi. On se ressemble beaucoup avec mon petit frère. Mais je suis plus grand que lui... Et nous n'avons pas la même bouche... Regardez.

Avec une certaine prudence, il lui tendit l'image, sans geste brusque, attentif... Elle resta paralysée plusieurs minutes avant d'oser détourner son attention vers la photo, comme si elle craignait qu'en le lâchant du regard, il puisse la blesser. Elle reconnut directement le père de Yennefer, sur cette photo il ressemblait à l'homme qu'elle avait connu... Son regard allait de la photographie à Nobu...

D - Il vous envoie me tuer ! Vous aussi vous voulez tuer ma fille !

La panique reprit de plus belle, elle fit plusieurs pas en arrière...

K - Non ! Daria...

Le coréen réduisit rapidement la distance que la polonaise avait mit entre eux, l'attrapant fermement par le bras pour l'empêcher d'aller plus loin. Nobu ne bougea pas, mais reprit d'une voix calme à la suite de Kwaïgon.

N - Je ne veux pas vous tuer. Ni vous ni Yennefer. Et mon frère n'a en rien le droit ni le pouvoir de me demander quoi que se soit. Cela fait des années qu'il n'appartient plus au clan... Je vous le jure. Je ne vous veux aucun mal... Ni à vous ni à Yennefer... S'il vous plaît... Calmez vous...

Il perdait patience, d'une certaine façon. Pas envers Daria, pour qui il gardait un regard doux, un ton calme. Mais une certaine forme de ressentiment teintait ses paroles quand il parlait de son frère. La haine était toujours là, latente... Si elle avait peur de Kyoshi, lui le haïssait, au plus profond de son être.

K - Daria, il ne vous fera aucun mal. Je suis avec vous... Il ne fera rien... S'il vous plaît...

Son regard n'arrivait pas à se fixer sur le coréen, malgré qu'il la retenait fermement. Elle les avait entendu, mais il fallut du temps pour qu'elle accepte de les comprendre... Sa peur ne lui permettait pas de sous-entendre la colère latente de Nobu.

D - Il m'a menti... Il m'a dit qu'il ne me ferait pas de mal, qu'il était content d'apprendre qu'il allait être père... Mais... Il m'a empoisonné en secret...

Sa voix était moins tremblante, bien que son visage était toujours marqué par l'effroi de ses souvenirs. Elle allait probablement se répéter, peut-être pour se rassurer d'une certaine manière... Mais surtout, car elle vivait avec le poids de ce secret depuis trop longtemps... Nobu, toujours immobile avec sa photo à la main, hocha tout doucement de la tête.

N - C'est tout à fait son genre... Mais ce n'est pas ce que je ferais. Ce n'est pas ce que je veux.

Il se tut, la regardant avec une certaine gravité, attendant simplement que le temps passe pour qu'elle se calme et retrouve une certaine contenance. Le coréen pour sa part, la gorge serrée et le cœur lourd, tenait toujours Daria avec une certaine fermeté. Il attendit, lui aussi, que de longues minutes ne s'écoulent en se plongeant dans ses pensées et ses propres souvenirs, avant que le japonais ne reprenne la parole d'une voix douce.

N - Kwaïgon, Daria, s'il vous plaît, venez vous asseoir...

Respectueusement, il fit quelques pas en arrière, pour laisser à la polonaise le champs libre jusqu'à la table basse, de façon à ce qu'elle ne doive pas croiser sa propre route. Daria resta très proche du coréen, un comportement qu'elle n'arrivait pas à raisonner malgré les paroles du japonais. Cependant, elle accepta de venir s’asseoir en restant toujours dos à la sortie, comme si ainsi elle pourrait plus facilement s'échapper... Nobu attendit patiemment qu'ils s'installent, en silence, soulagé qu'ils ne partent pas en courant finalement. Le coréen s'installa, tremblant, à côté de Daria, consentant enfin à lui lâcher le bras. Il restait silencieux pour l'instant, attentif, émergeant doucement de ses pensées.

D - Vous... n’êtes pas Kyoshi...

Ses paroles était destinée à elle-même, comme si elle devait se l'entendre dire pour le comprendre et l'accepter. Sa respiration était toujours tremblante, mais elle s'était osé à plonger son regard dans celui du japonais.

D - Je... Désolé...
N - Ce n'est rien.

Avec lenteur et une certaine faiblesse dans ses gestes, les traits tirés par la fatigue, le japonais s'installa avec eux, en face de la polonaise, de l'autre côté de la table, laissant une certaine distance entre eux, dont elle aurait sans doute besoin.

N - Nous nous ressemblons beaucoup avec mon frère, bien malheureusement. Mais de ce que j'ai comprit de vos paroles, je comprends mieux votre réaction.

Il soupira, avant de faire un geste de la main. Aussitôt, sa gouvernante apparu dans la pièce en portant un plateau de pâtisseries traditionnelles. Elle le posa en délicatesse sur la console, avant de faire des aller et retour entre la console et la table pour disposé devant eux une multitude de petites assiettes garnies. Une fois ceci fait, elle fit le tour de la table pour leur donner à chacun une serviette humide et chaude. Quand elle s'éclipsa, le japonais reprit doucement la parole, s'adressant à Kwaïgon cette fois.

N - Puis je te laisser t'occuper du thé ? Normalement il en est à sa seconde infusion déjà.

Le coréen, sa serviette chaude dans les mains, hocha doucement de la tête. Il regarda cependant gravement Daria un instant, avant de déposer sa serviette et se lever, pour aller chercher avec précaution la théière en fonte. Daria tourna son regard vers lui, en serrant ses mains sur ses genoux... Elle tenta de maîtriser sa peur de le voir s'éloigner.

K - Je ne savais pas que le père de Yennefer était un Tanaka... Vous auriez dû me le dire Daria...

Il aurait peut-être pu mieux anticiper cette rencontre... Ou tout le reste. Est-ce que ses décisions auraient été différentes s'il avait su plus tôt ? Dès le départ ? Il se souvenait encore de cette conversation qu'il avait eu avec elle lors de son retour au Haras, retour d'entre les morts... Est-ce que tout ce qu'il avait fait ensuite aurait été différent s'il avait su ? Certainement... Elle secoua la tête avant de répondre du bout des lèvres.

D - Il ne s'est pas présenté comme un Tanaka... Il m'a donné le nom de Kondo, mais il a toujours été très secret avec sa famille... Au début, je ne savais même pas qu'il était marié, ce n'est que plusieurs mois après que...

Elle baissa la tête en soupirant, replongeant dans sa jeunesse et sa naïveté. Elle avait été trompée dès le début, il s'était amusé d'elle.. Elle qui était seulement âgée de seize à peine. Le coréen servit le thé, avant de s'installer à nouveau à sa place, écoutant Daria avec attention. Nobu fixait la polonaise avec sérieux et calme, plus attentif que jamais.

D - J'aurai dû me rendre compte que tout n'était que mensonge avec lui...
N - Vous ne le pouviez pas... Kyoshi est l'être le plus fourbe et le plus cruel que je n'ai jamais connu. Et pourtant, ce n'est pas rare dans la famille... Nous avons tous beaucoup de tempérament.

Le coréen eut un léger rire jaune à cette réflexion. Il ne pouvait qu'être d'accord avec le japonais. Il attrapa sa tasse de thé de ses deux mains, pour la porter à ses lèvres et souffler sur la surface brûlante avant de le siroter à petites gorgées.

N - Kondo était le nom de jeune fille de sa femme. Il n'est pas très imaginatif, mais vous ne pouviez pas savoir d'où il venait et ce qu'il faisait. Il a été banni du clan suite à...

Il détourna un instant les yeux, sa gorge se serrant soudainement. Il serra également les poings, à tel point que ses articulations en blanchirent.

N - Suite à...
K - Il a commandité le meurtre de Kaori, le femme de Nobu. Il a été banni et exilé suite à cela. Pas seulement du clan, mais aussi du pays.

Le japonais eut un regard reconnaissant envers le coréen, qui se remit à siroter son thé avec calme. Elle remarqua alors la haine qui pulsait dans le corps du japonais, une colère qu'elle n'avait pas pu voir avant d'apprendre cette tragédie et qui eut le mérite de la convaincre totalement qu'elle n'était pas en face de son démon... Qu'il n'y avait pas de mensonge possible... Cette haine, personne ne peut la faire naître pour donner l'illusion. Comme sa terreur à elle qui était viscérale.

D - Raison de sa présence en Pologne... Je suis désolée...
N - Merci... Mais ce n'est pas votre faute...

Elle avait soufflé du bout des lèvres, plongeant son attention vers sa tasse.

D - Vous savez où se trouve-t-il en ce moment ?

Elle avait vécu et vivait toujours avec l'inquiétude d'être retrouvé un jour. Bien qu'avec les années, elle se demandait bien ce que son existence ou celle de sa fille pourrait, le gêner... Maintenant qu'elles avaient disparu loin de chez elle. Elle représentait rien, qu'une grain de sable dans sa vie.

N - Non je... Je l'ignore... Il...
K - Il est à Cuba.

Le coréen avait répondu entre deux gorgées de son thé, d'un ton neutre et égal, le regard légèrement perdu dans le vide. Le silence de Nobu après cela lui fit développé un peu sa déclaration. Elle était légèrement soulagée, bien que de nombreuses questions subsistent encore. Peut-être qu'un jour, elle pourrait retrouner en pologne... Voir sa famille. Mais elle voudrait être certaine qu'il ne la recherche pas malgré les années...

K - Je ne pouvais décemment pas le laisser libre après ce qu'il avait fait. Et plus encore maintenant. Je l'ai fait suivre dès qu'il a mit les pieds dans l'avion qui l'a conduit hors du pays.

Nobu acquiesça doucement, prenant sa propre tasse de thé pour en boire une gorgée, pensif.

K - Ce n'est pas l'envie qui me manque de le vaporiser de la surface de cette planète. Mais tu as toujours refusé.

Nobu serra les dents face à ce reproche à peine masqué, se refusant à répondre. Se serait inutile... Il se força à un léger sourire envers Daria avant de reprendre sur un ton un peu plus joyeux.

N - On dirait bien cependant que Yennefer est ma nièce alors !

Elle blanchit soudainement à ses paroles, avant de braquer son regard vers Kwai.

D - Elle ne doit pas savoir... Non... Non... Je ne sais pas comment elle pourrait réagir... Je lui ai menti toute sa vie. Elle pense que c'est à cause de ma famille qui rejettait ma grossesse que je suis partie en amérique... Elle va m'en vouloir de lui avoir mentir... Je ne peux pas... Je ne veux pas qu'elle me déteste pour ça... Si je la perds...

L'inquiétude masque ses traits, ainsi que la tristesse qui envahissait ses yeux. On pouvait y lire toute la solitude qui avait marqué sa vie, tout les sacrifies qu'elle a dû faire pour sa fille et tout l'amour qu'elle lui porte. Face à sa réaction, le coréen posa en douceur sa tasse de thé et soupira légèrement, cherchant ses mots un instant avant de répondre.

K - Vous ne la perdrez pas. Et il faudra bien le lui expliquer un jour. Elle va se poser des questions. Elle s'en pose déjà. Misako, lors de leur première rencontre, a trouvé Yen familière... Je comprends mieux pourquoi, mais je m'étonne qu'elle ne se soit pas déjà poser plus de questions. Cependant, vous avez raison sur un point : ce n'est pas à nous de lui en parler. C'est un fardeau qui vous reviens Daria. Mais je maintiens ma condition : je veux être là le jour où cela arrivera.

Il fit une pause et baissa légèrement les yeux avant de les braquer à nouveau sur Daria, un peu plus dur même s'il restait calme. Contrairement à Nobu qui trouvait la nouvelle plutôt bonne au final, il n'aimait en rien cette révélation.

K - Dans tous les cas vous vivrez mieux toutes les deux en connaissant la vérité plutôt que de poursuivre cet éternel mensonge. Il vous détruit. Et il finira par le faire réellement. Ce n'est pas la vérité qui vous fera la perdre, mais continuer de lui mentir.

Un peu bouguon, marmonant plus qu'autre chose ses dernières phrases, il reprit sa tasse de thé pour en boire une gorgée. Nobu était resté silencieux, son regard allant de Kwaïgon à Daria avec calme. D'un ton très posé, il répondit au coréen.

N - Tu ne te rend pas compte de ce que c'est, la peur de perdre son enfant...

Le coréen s'étouffa avec sa gorgée de thé. La colère innonda ses yeux en un instant mais il fut incapable de répondre, préférant se lever et aller faire quelques pas sur la terrasse, pour leur éviter le spectacle d'un homme se noyant dans une tasse de thé... Daria avait écouté attentivement le coréen, toujours envahi par l'inquiétude. Elle comprenait ses mots, mais elle n'était pas certaine qu'une telle révélation n'ébranle pas sa relation avec sa fille.

D - Je ne sais pas comment elle va réagir... Je ne sais même pas comment lui en parler... Comment pourrais-je lui dire que son père a voulu la tuer avant sa naissance ? Qu'il n'a jamais voulu d'elle... Peut-être s'imaginait-elle que son père est un connard, mais... Comment peut-on réagir quand on apprend ça... Non... J'ai pas envie que cela la détruit...

Elle avait détourné son regard vers la table, observant sa tasse d'un regard vague. Nobu tourna la tête vers le coréen, qui s'étouffait toujours dans l'encadrement de la baie vitrée. Il fini par tourner la tête vers Daria, piochant dans une assiette de pâtisserie pour la déposer sagement devant lui avant de lui répondre.

N - C'est à vous de décider. Cependant, avec Kwaïgon, Sora et vous à ses côtés, je ne pense pas qu'une nouvelle comme celle là puisse la détruire. Je ne l'ai pas beaucoup vu, mais elle m'a l'air d'avoir beaucoup de caractère... Elle ne connait pas Kyoshi... Rien de ce qu'elle ne connait pas ne pourrait la détruire.

En tout cas, c'est ce qu'il en pensait. Elle resta silencieuse aux paroles du japonais, peut-être qu'elle s'inquiétait pour rien... Il avait raison sur un point, sa fille possède un fort caractère. Mais elle ne pouvait pas faire taire son instinct maternel, qui aimerait protéger Yennefer à tout prix... Kwaïgon, encore légèrement toussant, fini par revenir en pointant un index tremblant de colère sur Nobu.

K - Tu n'as... -toux- pas le droit... -toux- de dire que je... que je ne sais pas ce que c'est !

Non sans masqué un certain étonnement, Nobu tourna la tête vers le coréen, qui, la main devant la bouche, cherchait toujours à étouffer sa toux. Daria posa son regard et son attention sur le coréen en fronçant légèrement les sourcils sous la surprise de son comportement. Elle attendit que sa toux puisse se calmer un peu afin qu'il poursuive, car elle n'était pas certaine de tout comprendre... Face à leur incompréhension, le coréen paru un instant dépité. Il se reprit avant de développer un peu, posant les mains sur ses hanches.

K - Tu n'as pas le droit de dire que je ne sais pas ce que c'est cette peur de perdre un enfant, un proche. Tu peux le dire à qui tu veux Nobu, mais certainement pas à moi.

Il fit quelques pas sur lui-même avant de finalement venir reprendre sa place après un soupir douloureux. Il se plongea de nouveau dans sa tasse de thé. Nobu soupira, se contentant de hocher doucement de la tête avant de poser son attention sur Daria.

N - Servez vous, n'hésitez pas.

Il sourit gentiment avant de prendre une profonde inspiration et reprendre.

N - Je vous propose de reprendre depuis le début. Je suis Nobu Tanaka. Enchanté de faire votre connaissance.

De nouveau, il sourit à Daria, en essayant de détendre un peu l'atmosphère. Le coréen fut sensible à cette tentative, jetant à Nobu un regard curieux. Elle s'était servi une pâtisserie, sans pour autant l'amener à ses lèvres. Elle remarqua l'attitude du japonais, ne pouvant qu'apprécier son geste. Cependant, elle allait difficilement balayer d'un revers de main son passé et la vanne qu'elle venait d'ouvrir suite à ses révélations. Elle avait la sensation que celle-ci allait être compliquée à refermer aussi hermétiquement qu'avant...

D - Moi de même, vous pouvez m'appeler Daria. J'ai l'impression d'être vieille quand on utilise mon nom.

Un maigre sourire s'afficha sur ses lèvres avant de croquer dans la pâtisserie. Elle fut agréablement surprise des saveurs de celle-ci, elle n'était pas trop sucrée comme elle les apprécie. Nobu répondit à son sourire en hochant doucement de la tête pour affirmer qu'il avait comprit. Il faisait fi des traditions pour cette fois en omettant d'enseigné à Daria les marques de politesses japonaises. Le coréen n'en fit pas la remarque, conscient de cette volonté du japonais de ne pas le faire... De ne pas vouloir le faire.

D - Vous êtes arrivé à mettre en colère ma fille... Mais avec elle, il est préférable de recevoir sa colère que son manque de réaction. Il y a rien de pire que quand elle vous ignore.
N - Je n'en doute pas... Bien que cela fasse bien longtemps que nous ne nous sommes plus parlé... Est-ce que l'on peut aparanté cela à de l'ignorance ?
D - Non, quand elle ignore quelqu'un, la personne concernée est parfaitement au courant et ce n'est agréable à subir.

Elle récupéra sa tasse pour boire une gorgée, jetant un bref regard vers le coréen.

D - Heureusement, elle est moins rancunière que moi. Pensez-vous encore l'agacer, histoire que je sache quand éteindre mon téléphone ?
N - Non, je ne pense pas...

Il eut un faible sourire, baissant légèrement les yeux sur un coin de la table avant de continuer un ton plus bas.

N - Dans tous les cas je n'en aurais pas l'occasion encore très longtemps.
D - Si vous partez défaitiste ! Même si vous connaissez l'issue, car il y a des maladies dont la médecine ne peut rien faire... Il faut chasser ses pensées négatives, ne plus compter en heure, en jour et juste simplement profiter.

Elle avait froncé les sourcils, comme une mère qui cherchait à secouer son enfant paresseux. Cependant, son ton était doux et compréhensif à la situation qu'il vivait et dont elle savait très peu de chose. De nouveau, le coréen serra les dents à cette remarque, laissant son regard se voiler un instant. Heureusement, Nobu reprit d'un ton plus joyeux, reposant son regard sur Daria avec un faible sourire.

N - Je ne cherchais pas à... L'agacer comme vous le dites mais... Je dois bien avouer que l'on a tout les deux des caractères un peu fort et les répliques acerbes ne manquent pas. Cela donne des échanges explosifs mais non dénués de vie !

Le japonais sourit joyeusement, convaincu que tout cela n'est plus qu'un mauvais souvenir. Le coréen en revanche reste silencieux, attentif à la conversation bien que le regard fixe sur le mur en face de lui. Les deux mains autour de sa petite tasse qu'il a rempli à nouveau, enfoncé dans le dossier de son fauteuil au sol, il se contente de boire son thé à petites gorgées. Intérieurement, il fait son possible pour rester avec eux, ne pas exploser et garder son sang froid. La conversation est finalement bien plus compliqué à gérer pour lui qu'il ne s'y était attendu...

D - Cela doit venir de votre sang, ce caractère bien trempé ! Qu'est-ce qu'elle peut être agaçante quand elle s'y met elle aussi...

Elle s'était tournée vers le coréen avant de poursuivre, sur une tonalité amusée. Nobu rit doucement avant de mordre dans sa pâtisserie, tournant lui aussi la tête vers le coréen.

D - Tu as bien du courage ! Heureusement, Sora semble avoir pris ton caractère...
K - Heureusement pour moi oui ! Yen et un mini Yen aussi explosif ? Se serait ma mort prématurée !

Il sourit, d'un sourire un peu forcé, avant de reprendre le sirotage de son thé. Soudainement, elle attrapa son sac pour y sortir une pochette légèrement cartonnée où était gravé les lettres de Sora dessus. Elle le tendit au japonais en souriant.

D - Il a été très difficile d'empêcher ma fille de venir à cette rencontre, mais vu les... circonstances j'ai bien fait d'avoir été plus têtue qu'elle... Elle a tenu à ce que je vous offre ceci de sa part.
N - Oh...

En fronçant les sourcils, le japonais prit l'enveloppe avec précaution, de ses deux mains, en faisant une légère inclinaison de la tête envers Daria pour la remercier. Il ne tarda pas à ouvrir la pochette avec délicatesse, sous le regard curieux d'un Kwaïgon silencieux. Le japonais sorti un petit album photo de la pochette. Un sourire ému éclaira son visage, emplissant ses yeux de larmes de joie. Avec une délicatesse sans borne, il ouvrit la première page, souriant au fil des images qu'il voyait. Chaque photo de Sora était accompagnée d'un petit commentaire de la main de Yennefer concernant l'ambiance de la photo. Une immersion dans leur quotidien...

N - C'est... C'est...

Nobu sourit de plus belle en haussant des épaules, incapable de trouvé ses mots. Le coréen souriait également, les yeux sur l'album. Il n'était pas au courant de cette petite surprise mais il n'était pas vraiment surprit. Il commençait à connaître Yen désormais. La dernière image, Sora, tout sourire, une main levée, accompagné d'un "coucou papi Nobu !", arracha pour de bon une larme au japonais. Il ferma l'album en ravalant son sanglot avant de relever les yeux vers Daria avec un sourire.

N - Il va falloir que je la remercie...

Le coréen prit une légère inspiration avant de poser doucement sa tasse et prendre la parole d'une voix douce.

K - Je crois que j'ai une petite idée de la façon dont tu peux faire ça...

Curieux, le japonais l'interrogea du regard pour inciter le coréen à poursuivre, ce qu'il fit, après avoir jeté un bref regard à Daria dont le regard approuvait la décision.

K - Yen et moi souhaiterions que se soit toi qui nous marie.

Le japonais resta bouche bée. Machinalement, il porta une main à son coeur, serrant le col de son kimono. Il resta ainsi un instant à chercher ses mots avant de finalement se retrouvé bras ballants, fixant le coréen sans rien dire.

K - C'est pour cette raison qu'on est tous venu jusqu'au Japon... Je ne voulais pas qu'un long voyage t'épuise et...

Le coréen haussa des épaules sans savoir quoi ajouté. Il se passa quelques minutes de silence avant que Nobu ne reprenne la parole d'un ton solennel.

N - J'en serais très honoré...
D - Parfait, c'était le dernier détail à régler pour le mariage !

Un immense sourire s'afficha sur ses lèvres en attrapant une nouvelle pâtisserie qu'elle croqua rapidement. Une légère sonnerie très courte se fit entendre, elle savait avant de regarder l'écran de son téléphone l'auteur du message.

D - Elle doit avoir les oreilles qui sifflent... Elle me demande si on est toujours vivant, dit-elle amusée en répondant rapidement. Mais je pense qu'elle est plus inquiéte pour Kwaïgon que pour nous !
K - Je n'en doute pas... répondit-il avec un sourire.

Elle lança un regard au coréen tout en glissant l'appareil dans son sac. Puis elle posa son attention sur le japonais, une lueur sérieuse dans l'iris.

D - Je sais que ma haine, ma colère et surtout mon angoisse qui a marqué le quotidien de ma vie ne pourra pas partir aussi facilement, peut-être même que celle-ci ne partira pas. Et je tenais à vous prévenir que je m'excuse par avance des maladresses qui risquent d'arriver... J'ai conscience que j'ai tendance à mettre tous les japonais, voir tous les asiatiques ensemble. Et que ma langue peut cracher son venin qui est destiné à un seul homme...

Elle souhaitait être honnête avec lui, car sous l'émotion elle pouvait très facilement sortir des conneries. Elle jeta un regard vers le coréen dont ses mots le concernaient aussi. Le coréen se contenta de hocher de la tête avant d'échanger un regard avec Nobu. Le japonais pinça doucement des lèvres avant de répondre, avec tout autant de sincérité.

N - Je ne doute pas qu'autant d'années de haine et de peur ne puisse pas être balayé d'un simple revers de main... Et je ne vous en veux pas. Vous êtes une victime Daria. Une victime de mon frère... Vous n'avez pas à vous excuser pour cela... Au contraire... Se serait plutôt à moi de vous présentez des excuses... Au nom du clan... Bien que...

Il tourna la tête vers Kwaïgon. Le coréen comprit tout de suite où il voulait en venir.

K - Bien se serait plutôt à moi de le faire... Mais... Je ne suis pas un Tanaka.
N - Certes. Et bien heureusement...
D - Cela aurait rendu bien compliquer les choses...
N - Oh que oui !

Le destin avait décidé d'être clément avec eux, elle termina de boire sa tasse en soupirant faiblement. Cette rencontre avait été source d'émotions, malgré la note positive de celle-ci un goût d'inquiétude restait présent chez elle. L'étau de son passé se resserrait de plus en plus, il était temps que sa fille apprenne la vérité. Le coréen termina lui aussi sa tasse de thé avant de relever les yeux sur une horloge. Il pinça les lèvres dans un demi sourire avant de se tourner vers Nobu.

K - J'ai bien peur qu'on doive repartir. Nous avons beaucoup de route pour rejoindre Tokyo.
N - Oui. Bien sûr.

Il se leva doucement et fit de nouveau un signe de la main pour que la gouvernante revienne. Il raccompagna Kwaïgon et Daria en douceur jusqu'à la porte d'entrée. Il salua la polonaise en s'inclinant devant elle, respectueux avant de prendre brièvement le coréen dans ses bras avec émotion. Le coréen eut un moment de surprise, c'était la première fois qu'il se retrouvait dans cette situation, mais il referma bien vite les bras autour de Nobu.

K - Je t'appelerais demain.
N - Pas de soucis. Faites bonne route.
K - Merci.

Ils échangèrent un regard chargé d'émotion avant que le coréen ne se dirige vers la voiture, sans un regard en arrière. Il marchait vite, le visage fermé, luttant contre le flot d'émotion qui l'envahissait... Daria, après avoir remercié et salué le japonais, rejoignit Kwaïgon en silence en sentant bien l'ambiance chargée en émotion entre les deux hommes. Elle installa tranquillement en laissant son regard vers l'horizon, ne cherchant pas à instaurer le dialogue, se doutant que ce n'était pas facile pour lui.


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