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Long Long Days I

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Sam 20 Juin - 12:38
Long Long Way.
Dark Dark Days. I.
NYC - 9:07 am } Le soleil éclairait doucement la pièce, passant entre les épais rideaux entre-ouvert. Les voilages ondulaient faiblement sous le courant d'air frais qui passait par la baie vitrée ouverte de quelques centimètres. Elle laissait entrer le faible ronronnement de la ville, quelques dizaines d'étages plus bas. A l'intérieur de la pièce, tout était calme. Le coréen dormait encore, quelque peu emmêlé dans les draps de son lit. La chambre était faiblement décorée : un très grand lit, avec une tête en cuir matelassé, une commode en bois sombre sur laquelle était posée une coupelle de verre granité bleuté et son smartphone en charge, un fauteuil style club du même cuir gris foncé que la tête de lit, deux petites étagères blanches en guise de table de chevet, les rideaux lourd et sombre et les voilages blancs. Trois murs étaient blanc et le dernier, face au lit, gris foncé. La pièce était loin d'être petite, mais elle restait tout de même peu meublée. Attenant à la chambre, il y avait une salle de bain à l'italienne, dans les tons de beige et marron, avec des touches de turquoise. Un dressing simple et carré, moderne, très clair. La chambre donnait ensuite sur un hall d'entrée complètement ouvert et communiquant avec le salon, puis la salle à manger et la cuisine. Tous les murs étaient blancs, à l'exception de celui de la cuisine, pourpre. Les meubles de la cuisine était gris clair, tout comme la table basse du salon. Le tout en une matière laquée. Le sol était en parquet bois clair, à l'exception de quelques lattes parsemées, anthracites. La table de la salle à manger, en bois clair également, était sur une estrade. Six chaise du même bois l'entourait. La cuisine était délimitée par un îlot central contenant plaque de cuisson et plan de travail surélevé. Deux chaises de bar bois et blanche se tenaient devant. Un pc portable de la célèbre marque à la pomme était posé sur le plan de travail, ouvert mais en veille. Le mur de gauche de la cuisine n'en était pas vraiment un. C'était un enchevêtrement de poutres en bois formant des étagères de temps à autre. Ce "mur" délimitait l'entrée et la cuisine. L'appartement formait un L et les seuls murs pleins étaient ceux de la cuisine et la délimitation avec la chambre. Le reste se composait de baie vitrée. Un fauteuil en tissu blanc à mi chemin entre la chaise longue et le rocking-chair était d'ailleurs tourné vers la baie vitrée. Le canapé blanc était à la perpendiculaire de la baie, parallèle à la salle à manger, face à un très grand écran plat accroché au mur de la chambre. Un pouf carré du même tissu que le reste "fermait" l'espace salon et un petit meuble console se trouvait sous la télévision. Encore une fois, l'appartement était très épuré, meublé mais peu décoré. Il y avait simplement quelques livres sur les étagères du mur en poutre, un tableau dans l'entrée -une peinture traditionnelle japonaise occupant tout le mur de l'entrée- une coupelle du même verre granité que dans la chambre mais plus petite, contenant des clés. Quelques magazines sur la table basse, un vase en terre cuite d'origine japonaise au centre de la table de la salle à manger et un tapis poilu blanc sous les meubles du salon. Seule la cuisine paraissait plus "décorée" avec les équipements qui la composait. La salle de bain était du même genre mais plus "minérale" avec des mosaïques au mur et des dalles en pierre au sol. Le lavabo était en verre et il y avait un unique meuble sous le-dit lavabo en tek.

En soi, l'appartement n'avait rien d'extraordinaire. Mais il était tout de même extrêmement bien placé, juste sous le toit de l'immeuble, et offrait une vue sur Manhattan sans précédent. Quelques rues plus loin on pouvait croisé Times Square, ce qui rendait l'emplacement fort plaisant. Et aussi haut, ils étaient à l'abri du bruit de la rue, n'en entendant que la rumeur. Dans la cuisine, une led s'alluma discrètement, en douceur, alors que la machine à café se mettait en route. Il était neuf heures passée de quelques minutes. Moïra, occupée à lire dans le fauteuil du salon, New York à ses pieds, tourna la tête pour tendre l'oreille et sourit, à l'odeur familière et si plaisante du café frais et chaud. Elle se leva d'un bond souple et abandonna son magazine sur la table avant de sautiller jusqu'à la chambre de Kwaïgon. Elle ouvrit la porte doucement et entra à pas de loup. Elle était pieds nus, et portait une simple nuisette de soie noire. Elle portait les cheveux courts, à la garçonne et brun. Son visage était parsemé de tâches de rousseur, ce qui mettait en valeur ses traits fins. Elle s'approcha du lit et s'assit à côté du coréen, le fixant intensément, se mordant doucement la lèvre inférieure. Il se passa seulement une dizaine de seconde avant que le coréen ne prenne la parole d'une voix un peu rauque, encore endormi, les yeux toujours clos.

« Ça ne sert à rien tu sais, je gagnerais toujours à ce jeu là. »

La demoiselle eut une réaction de surprise avant de donné un léger coup de poing dans l'épaule du jeune homme qui se redressa en souriant.

« Mais comment tu fais ! Je n'ai pas fais de bruit cette fois ! »

Le coréen repoussa les draps et s'assit au bord du lit en grimaçant. Il portait un simple caleçon gris, mais son torse portait encore deux pansements, souvenir de Reg... Souvenir qui durait un peu trop longtemps...

« Ça c'est ce que tu crois ! »

Moïra sourit avant de grimacer un peu en voyant le jeune homme se relever avec quelques difficultés.

« Tu ne crois pas que ça aurait du guérir depuis le temps ? »
« C'est quasiment guéri tu sais. »
« Certes... »

Cela faisait un mois maintenant que les autres étaient rentrés. Un mois qu'il était à New York, en compagnie de Moïra. Elle soignait ses blessures et il enquêtait sur le fils de Christine Reg. Le garçon n'avait pas été si difficile que cela à trouver. Et encore moins à filer à travers les rues de Manhattan. Ce qui était un peu plus compliqué en revanche, c'était de lui trouver une sacrément bonne excuse pour qu'il n'entre pas à Full Horse, qu'il n'entende jamais parlé de sa soeur et qu'en plus de cela, Kwaïgon ne lui parle jamais de vive voix. Il devait faire jouer bon nombre de ses contacts ainsi que ceux de Moïra pour parvenir à cela. Mais malgré toutes ses tentatives, il n'avait pas pu éviter l'inévitable : le jeune Kam était aller à Full Horse. Mais... Par un heureux hasard, il n'avait fait qu'y mettre les pieds et en faire le tour, avant de revenir à New York illico. La raison à cela ? Un décès dans la famille de l'un de ses deux pères... Au moins, le coréen avait un peu de répit avant le nouveau départ du jeune homme...

Kam Gilroy Peak, le demi frère de Louna, était, sur le papier, plus qu'inoffensif. Un nouveau-né était même bien plus menaçant que lui. Il avait été abandonné à la naissance, et avait été placé dans un orphelinat de la ville. Quelques années plus tard, alors qu'il avait trois ans, un couple d'homme homosexuels avait adopté l'enfant. Il n'avait jamais rien su de sa mère biologique, et encore moins de son père biologique, dont l'identité avait été engloutie avec la mort de feu sa mère. Ce qui, pour Kwaïgon et le reste du monde, était une bien jolie idée. Kam avait grandi normalement, bien que raillé par les enfants de son âge. Les enfants sont méchants entre eux, et Kam n'échappait pas à la règle. Bien qu'il fut tout ce qu'il y a de plus banal comme enfant, il n'avait pas de maman mais deux papas, et cela, c'était une sujet de moquerie fort plaisant pour la marmaille de base. Il était très sportif, et très artistique. L'un de ses parents étant comédien et l'autre musicien, il n'avait guère de choix. Le manque de finance de sa famille et ses facilités en sport lui permirent d'obtenir diverses bourses pour diverses écoles en tout genre. A son adolescence se présenta le fantôme de son passé qu'il n'avait jamais connu : sa mère biologique. En mal de progéniture à torturer, Christine Reg avait retrouvé la trace de son garçon et avait commencé à le courtiser, au cas où son plan initial avec la grande sœur tombe à l'eau. Elle avait mit le garçon à l'équitation et lui avait fait miroiter la belle vie dans les beaux quartiers, au grand dam des deux pères du jeune homme. Elle avait aussi promis de payer ses études à l'académie de Full Horse. Mais son tragique décès fit voler en éclat ses belles paroles... Grâce à la folle intervention de Moïra auprès du banquier de feu Christine Reg ainsi que quelques faux papiers, les virements vers l'école avaient cessé, et l'inscription du garçon, également. Le Haras est cependant plus que tolérant et Kam était tout de même le bienvenue. Mais cette fois, c'est Kwaïgon qui réussit à intervenir, en interceptant des courriers et en falsifiant d'autres, répondant à la place de Kam au Haras, et à la place du Haras à Kam. Résultat : le jeune homme resterait donc à New York et entrerait à Juilliard, où une bourse juteuse l'attendait.

La manœuvre n'avait pas été simple. Mais le résultat était là. Désormais il ne lui restait plus qu'une petite chose à faire : être certain que Kam ne savait rien à propos de sa demi-sœur. Et c'est là que Moïra intervenait le plus. Elle devait jouer le rôle d'une élève de Juilliard, s'approcher de lui, sympathiser et tirer le max d'infos qu'elle pourrait sur le sujet qui les intéressait, avant de s'éclipser de la vie du jeune homme. Moïra avait un physique à mi chemin entre le passe partout et l'extravagant. Elle faisait plus jeune que son âge et était très belle. Mais sa beauté restait assez subjective pour qu'elle n'attire pas les regards du plus grand nombre. Elle savait être discrète et passait sans mal pour une ado entrant tout juste dans le supérieur. Il suffisait de l'habiller en conséquence. Cette manoeuvre prendrait quelques mois et il fallait agir vite. Kam entrant en milieu d'année, il n'aurait aucune connaissances. Moïra entrant en même temps que lui, elle serait dans le même cas et -grâce à Kwaïgon- dans la même classe. Cela donnerait une excellente excuse de rapprochement initial. Moïra étant ensuite d'une adaptabilité et d'une sociabilité exceptionnelle, le reste se ferait facilement et, le coréen l'espérait, pas trop lentement. En attendant, aujourd'hui c'était le premier jour de la demoiselle et il n'était pas question qu'elle se loupe. Elle commençait à dix heures, et ils vivaient à quelques pâté de maison de l'école. Ils avaient un appartement leurre dans le bloc d'à côté. Un studio aux allures étudiantes, sous les toits, parfait pour corroborer la situation de la demoiselle. Si tout se passait bien, elle pourrait y emmener Kam au besoin.  

« Prête à reprendre les cours ? »
« Oui chef ! »

Elle sourit et sauta sur ses pieds avant d'enlever sa nuisette et aller prendre une douche. Le coréen se contenta de sourire avant de se lever pour aller préparer le petit déjeuner. Durant les prochaines semaines voir mois, sa routine serait celle-ci. Petit déjeuner, journée entière seul, puis dîner et nuit avec la demoiselle. Il était convenu qu'elle passe au moins une nuit dans l'appartement leurre par semaine, histoire qu'il ai l'air habité. Kwaïgon y passerait en journée, pour remplir le frigo ou le vider selon le besoin. Exaltant ? ennuyeux à mourir, mais nécessaire....


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